Faits-divers

La statue de la Liberté retrouvée au pied des falaises de Mers-les-Bains

C'est une bien surprenante découverte qu'ont pu effectuer hier matin les mersoises et les mersois au pied de leur falaise.

L'image rappelle évidemment la célèbre scène finale d'un film bien connu de la fin des années 60 mais voilà, la réalité a dépassé la fiction, pour le plus grand bonheur des badauds et touristes.

Mais parmi les mines enjouées et curieuses, tout le monde n'était pas de cet avis. "Voilà l'état actuel de notre monde ! Ils n'en ont probablement plus besoin, alors ils s'en débarrassent comme si l'océan était une décharge publique..." nous confie Martial Huesse, responsable à l'Environnement et aux Affaires étrangères de la ville.

Loin d'être un désagrément, la municipalité voit plutôt cette mésaventure comme une aubaine

Cet événement pour le moins inattendu pourrait toutefois tourner à l'avantage des Mersois. Il faut rappeler que la statue de Staline érigée sur les terrasses du funiculaire du Tréport l'année dernière avait fait grincer des dents, malgré un report de quelques semaines dans un contexte géopolitique complexe. Outre l'annulation pour cause de blocage des routes (la statue mettra plusieurs semaines à arriver sur site, NDLR) de la finale du Championnat du monde de Rodéo qui devait se tenir sur l'aérodrome de Mers, c'est surtout le doigt pointé en direction de la ville et de ses habitants qui avait fait jaser. Le célèbre écrivain mersois Michel Donquay en avait même titré l'un de ses derniers essais, "Montrer du doigt ou l'art de l'inélégance à la Tréportaise", dans lequel il exprimait en filigrane un manque de savoir vivre "systémique" face à un régime politique "austère".

L'échouage de La statue de la Liberté sur les plages mersoises constitue ainsi un challenge inédit et une possible aubaine pour la ville. De nombreuses voix se sont rapidement manifestées en fin de journée pour que soient envisagés tous les scénarios possibles pour récupérer l'imposante masse de cuivre, y compris l'éventualité de la substituer à l'actuelle statue de Notre-Dame, comme un ultime pied de nez à son voisin moqueur.

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