"Ce serait complètement déplacé de notre part d'ériger la statue dans la situation géopolitiques que nous connaissons actuellement. Il est préférable d'attendre quelques semaines que les esprits se calment" nous indiquait hier l'adjoint au Patrimoine et au Devoir de Mémoire.
Un avis partagé par l'ensemble des acteurs de l'organisation de cet événement. Selon Jean-claude Patel, de l'association tréportaise des Amis du Rideau de Fer, "il était devenu évident au fil des semaines et de l'enlisement du conflit russo-ukrainien que nous devions reporter l'événement même s'il était très attendu par la population et que l'installation des gigantesques engins pyrotechniques que la Russie avait gracieusement envoyé pour l'occasion était déjà en cours".
"Ce n'est que partie remise !" nous lance un passant ce matin venu constater l'arrêt des travaux d'élévation. "Depuis l'abolition de la Fête du hareng et de la mise en place du couvre-feu, on n'a plus trop l'occasion de faire la fête. Vaut mieux ça que d'être envoyé sur le front" finit-il en riant.
La municipalité a ainsi fait savoir que les tickets de rationnement à l'effigie de la future statue étaient prêts et seraient eux bien distribués dès le 17 octobre à l'aube comme cela était prévu.

